L'histoire
SOKKAN n'est pas né dans un pitch deck. C'est l'outil interne qui fait tourner les produits de Ninabot — dont la plateforme d'emploi ninjob.ch — au moyen d'une dizaine de sessions d'agents IA travaillant en parallèle, pilotées par une seule personne.
Le constat qui a tout déclenché : ce qui manque aux agents IA, ce n'est pas l'intelligence, c'est la mémoire. Chaque nouvelle session démarre amnésique, et l'opérateur passe son temps à répéter « vérifie ta mémoire, on travaillait sur X ». SOKKAN inverse le rituel : ouvrir une session, c'est déjà avoir consulté la mémoire. La description de la tâche déclenche une recherche sémantique locale (aucun service externe) sur les notes que les sessions précédentes ont écrites — et l'agent propose un plan, puis attend le feu vert humain. Rien d'irréversible sans un clic. D'où le nom : sokkan, le gouvernail. La barre, pas l'autopilote.
En juillet 2026, l'outil a été extrait et publié en open source (Apache-2.0), installable en une commande depuis une distribution souveraine (sokkan.ch). Dans la foulée, Ninabot a ouvert SOKKAN Cloud : le même logiciel, opéré depuis Genève — chaque client reçoit une machine virtuelle dédiée et son propre réseau privé, extensibles depuis le cockpit (instances de calcul, PostgreSQL managé). Pour l'inférence, le client choisit : sa propre clé Anthropic, ou une inférence gérée — des modèles ouverts Qwen3 Coder servis depuis Francfort (UE), prépayée par crédits, décomptée au token, sans conservation du contenu des requêtes.
« Les outils d'agents IA se ressemblent tous et vivent tous sur des infrastructures américaines. Nous avons construit SOKKAN pour opérer nos propres produits, puis nous l'avons ouvert : le code est à tout le monde, et pour les équipes qui veulent la version opérée, tout reste en Suisse. » — Nicolas Micaud, fondateur de Ninabot Sàrl